Avantages

4 bonnes raisons de rénover son habitat

Chaque année, un ménage français consacre en moyenne 1700€ à sa facture énergétique. Le chauffage représente 60% à 80% de ce montant et la somme totale couvre :

  • 4% de leurs dépenses ;
  • 20% à 25% du budget logement ;
  • 1 mois de salaire.

Depuis 2008 ce montant a augmenté de 10%. Economiser l’énergie permet d’augmenter le revenu disponible pour les ménages et par conséquent, leur pouvoir d’achat.
Par ailleurs, d’année en année, les prix des énergies montent en flèche. En maîtrisant votre consommation grâce à des équipements adaptés, vous connaîtrez l’état de votre consommation et serez moins tributaires des fluctuations des prix de l’énergie.

La France a pris divers engagements au niveau international, européen ou national pour la préservation du climat. Ainsi, selon le Paquet Energie Climat de l’Union Européenne, les Etats Membres, dont la France, se sont engagés à répondre aux objectifs de 3x20, soit d’ici 2020 :

  • Accroître de 20 % la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique
  • Réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre
  • Augmenter de 20% l’efficacité énergétique

À l’horizon 2030, ces objectifs et les exigences qui en découlent s’avèreront encore plus ambitieux. Réduire notre consommation d’énergie permettra donc de tenir ces engagements et de préserver l’environnement.
La mise en place de matériaux éco-performants et de chauffage aux énergies renouvelables entraîne en effet une réduction significative des rejets de CO2 et des gaz à effets de serre... On respire !

Un logis mieux isolé et mieux chauffé est bien plus agréable à vivre : plus silencieux, plus ergonomiques, plus fiables... Les équipements éco-performants ne sont pas seulement économes : ils constituent une véritable amélioration de votre confort au quotidien !
En outre les équipements à basse consommation énergétique sont à la pointe de la technologie. Doter sa maison d’une isolation performante et d’installations économiques, c’est préparer son habitat aux exigences de demain. Cela constitue un point fort dans la valorisation de votre patrimoine immobilier.

La rénovation énergétique s'inscrit au cœur d'enjeux politiques et sociaux essentiels : économiser l'énergie, c'est lutter contre la précarité énergétique, protéger et créer des emplois locaux et accroître notre indépendance énergétique.

Travaux éligibles

Vous trouverez ci-dessous des explications concernant les principaux travaux de rénovation à effectuer afin d’améliorer l’efficacité énergétique de votre logement :

La chaleur générée dans une maison a tendance à monter, et à s’accumuler au niveau de la toiture. C’est donc au niveau des combles que la différence de température va être la plus forte avec l’extérieur, et où les pertes de chaleur seront les plus importantes. Pour une maison mal isolée qui perd près d’un tiers de sa chaleur par le toit, isoler ses combles peut faire économiser jusqu’à 20% de la facture !
Plusieurs techniques d’isolation peuvent être mises en œuvre en fonction du logement, notamment du type d’utilisation des combles actuel ou à venir. On distingue donc les combles perdus (non chauffés) qui seront isolés au niveau du plancher du grenier ou rampants, et les combles habitables (chauffés) dans lesquels il faudra isoler les rampants de la toiture.
En règle générale, l’isolation de la toiture et des combles est plus facile à entreprendre que celle des murs ou des sols. De plus, ces travaux sont souvent les plus rentables car vous retrouverez rapidement en économies d'énergie votre dépense initiale. Cela permet de maintenir une température intérieure homogène et agréable.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel.
  • La résistance thermique de l’isolant utilisé doit être supérieure ou égale à 7m².K/W pour les combles perdus et 6m².K/W pour les rampants de toiture.

L’isolation des murs est un moyen efficace de contribuer aux économies d’énergie et au confort thermique de l’habitat. L’intervention sur les façades nord et ouest est particulièrement importante car ces parties, moins exposées au soleil, subissent davantage les dégradations de l’humidité. Associée à une ventilation adaptée, l’isolation thermique évite que de la condensation n’apparaisse sur les parois quand il fait froid dehors. Elle limite également la formation de moisissures à terme. Une bonne isolation des murs participe également à l’isolation phonique de la maison et au confort d’été.

Par l’extérieur
L'isolation par l’extérieur est généralement plus efficace, car elle permet de garantir la continuité de l’enveloppe sur la totalité du bâtiment, et limite donc les ponts thermiques (zones dans lesquelles les déperditions thermiques sont plus importantes, par exemple au point de raccord entre un plancher intermédiaire et un mur extérieur). Cette technique évite également de perdre de la surface habitable, et permet de ravaler les façades, donc de traiter des problèmes autres qu’énergétiques. En revanche, elle peut nécessiter une déclaration préalable de travaux, voire un permis de construire.

Par l’intérieur
Isoler par l’intérieur est souvent plus économique que l’isolation par l’extérieur, mais limite la performance globale atteignable à l’échelle de la maison. Cette solution est souvent favorisée lorsque l’on ne souhaite pas modifier la façade extérieure (maisons ancienne, pierre apparente…) ou lorsque des éléments saillants limitent l’intérêt d’une isolation par l’extérieur (balcons, vérandas...)

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel.
  • La résistance thermique de l’isolant utilisé doit être supérieure ou égale à 3,7m².K/W.

Les pertes calorifiques des planchers d’un logement non isolé correspondent généralement à 5% de la facture de chauffage. Cette valeur relativement faible explique pourquoi dans le cadre de rénovation, cette isolation est rarement une priorité.
Si traiter le sol génère moins d’économie que l’isolation du toit, cela apporte en revanche un vrai gain au niveau du confort. En effet, les habitants sont en contact direct avec le sol et un plancher froid amène bien souvent à pousser le chauffage.
Il existe de nombreuses techniques d’isolation des planchers. Pour choisir la plus adaptée, il est impératif de tenir compte de la constitution du plancher ; de la nature des liaisons entre le plancher et les parois verticales adjacentes pour limiter les ponts thermiques ; de la présence et la nature d’un éventuel volume d’air sous le plancher (vide-sanitaire). Aussi, les techniques à mettre en œuvre varient selon le type de la construction de la maison qui peut être édifiée sur un terre-plein, sur un vide sanitaire ou sur un local non chauffé (cave, garage...).
Dans le cas d’une rénovation, seul un isolant sous dalle flottante est possible. L’isolant est ainsi toujours posé entre le sol et le revêtement de sol (planchers, carrelages, dalles,...). Si le plancher est situé sur un vide-sanitaire, l’isolation peut être complétée par des panneaux de laines minérales ou en mousses alvéolaires spécifiques en sous-face à condition que la ventilation du vide sanitaire soit respectée.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel.
  • La résistance thermique de l’isolant utilisé doit être supérieure ou égale à 3m².K/W.

L'isolant doit être choisi en fonction de l'usage de la terrasse (accessible ou non) et des charges que l'isolant devra supporter. L'épaisseur d'isolant supplémentaire peut conduire à un rehaussement des acrotères. De plus, les isolants doivent être incombustibles autour des conduits de cheminée.
Les toitures-terrasses subissent des contraintes climatiques fortes. L'isolant thermique doit respecter ces contraintes. En empêchant la diffusion de la chaleur solaire reçue par la dalle de couverture, l’isolant soumettrait celle-ci à des chocs thermiques désastreux pouvant entraîner des ruptures d’étanchéité et des fissurations graves. Ainsi, l'isolation en sous face de dalle est strictement déconseillée.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel.
  • La résistance thermique de l’isolant utilisé doit être supérieure ou égale à 4,5m².K/W.

Le rôle des fenêtres et portes-fenêtres est primordial dans un logement. Elles assurent l’accès à l’éclairage naturel, la récupération des apports solaires en hiver et l’aération du logement. Toutefois, elles provoquent aussi des déperditions thermiques et peuvent être de véritables sources d’inconfort lorsque celles-ci sont vétustes ou munies d’un simple vitrage.
Il est essentiel de considérer l’isolation de fenêtres dans une démarche globale d’amélioration des performances énergétiques de votre habitat. Lorsque cela est possible, il est recommandé d’isoler en priorité vos combles et vos murs qui représentent les plus grandes surfaces déperditives avant de rénover vos fenêtres qui laissent tout de même échapper entre 10 à 15 % de la chaleur.
Une isolation performante des parois vitrées et menuiseries permet de bénéficier d'un meilleur confort (thermique, aéraulique et acoustique), de supprimer les courants d’air dus à la vétusté et aux défauts d’étanchéité, et de réduire l’effet de « paroi froide », c'est-à-dire la sensation de froid près d'une fenêtre munie d’un simple vitrage. Ainsi pour une même température intérieure, le confort est considérablement amélioré.
Remplacer des fenêtres anciennes par des fenêtres performantes peut vous permettre de réduire la facture de chauffage d’environ 8%.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel.
  • Le coefficient de transmission surfacique de la fenêtres de toiture doit être inférieur ou égal à 1,5W/m².K et son facteur solaire inférieur ou égal à 0,36. Pour les autres fenêtres ou les portes-fenêtres le coefficient de transmission surfacique doit être inférieur ou égal à 1,3 et le facteur solaire supérieur ou égal à 0,3 OU BIEN le coefficient de transmission surfacique doit être inférieur ou égal à 1,7 et le facteur solaire supérieur ou égal à 0,36

Ce type de chauffage au bois est adapté si vous recherchez un chauffage d’appoint pour compléter votre source principale de chauffage.
L'achat d’un appareil moderne et performant vous permet d’être mieux chauffé, de recharger le foyer moins souvent et de moins polluer.
Les poêles à bois sont des appareils faciles à poser et rencontrent un certain succès. Ils allient facilité d’installation et sécurité, à la condition que la pièce soit assez grande pour que l’appareil soit suffisamment éloigné des parois combustibles. L’emplacement idéal dans la maison se situe au centre de la surface habitable, au rez-de-chaussée.
Le professionnel qui assure la pose de votre poêle à bois doit être qualifié Qualibois ou l’équivalent Qualibat.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel titulaire de l'appellation QualiBOIS de l'année en cours ou d'une qualification professionnelle dans le domaine des appareils indépendants de chauffage au bois.
  • Le rendement énergétique de l'équipement doit être supérieur ou égal à 70%, la concentration en monoxyde de carbone de l'équipement doit être inférieure ou égale à 0,3% et l'indice de performance environnemental doit être inférieur ou égal à 2.
  • OU l'appareil doit présenter le label "Flamme Verte".

Ces chaudières récupèrent de l'énergie en condensant la vapeur d’eau des gaz de combustion. Ceci permet d’économiser du combustible et de produire moins de gaz carbonique et moins d'oxydes d’azote. Les chaudières à condensation consomment 15 à 20 % de moins que des chaudières standard modernes. Elles atteignent leurs meilleures performances et procurent un grand confort quand elles sont installées avec un plancher chauffant basse température et /ou des radiateurs « chaleur douce ».

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel.
  • Les émetteurs doivent être dimensionnés de façon à permettre à la chaudière de condenser.

L’air est une source de chaleur facilement exploitable. La pompe à chaleur (PAC) air/air récupère les calories présentes dans l’air extérieur et les restitue à l’air intérieur de votre logement. Elle est constituée de deux unités. La première qui est extérieure puise des calories dans l'air extérieur (même au cœur de l'hiver) qui sont envoyées vers l'unité intérieure. La deuxième est l'unité intérieure qui reçoit les calories et les diffuse dans la maison. Il s'agit souvent d'un ventilo-convecteur.
Idéale dans le cadre du remplacement de votre installation de chauffage électrique avec convecteurs, la PAC air/air peut aussi compléter une installation électrique existante. Modulable, elle s’adapte aux besoins en chauffage de chacune de vos pièces. Les modèles réversibles assurent non seulement le chauffage de votre logement mais aussi son rafraîchissement. La PAC air/air est la moins chère. Néanmoins, sa performance dépend fortement de la température extérieure : celle-ci est considérablement réduite en périodes froides et un système d’appoint est nécessaire (chauffage électrique). Il est donc préférable d’installer une PAC air/air dans les régions à climat doux. Ce type de pompe peut également être utilisé pour rafraîchir la maison en été, même si ce n'est pas sa vocation première.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel titulaire de l'appellation QualiPAC ou qualification professionnelle dans le domaine des pompes à chaleur aérothermiques.
  • COP supérieur ou égal à 3,9 (mesuré selon la norme EN 14511-2).

La pompe à chaleur (PAC) air/eau récupère les calories présentes dans l’air extérieur de votre logement et les restitue à vos émetteurs de chauffage (radiateurs, plancher chauffant…) Elle est constituée de deux unités. La première est extérieure et puise des calories dans l'air extérieur et les envoie vers l'unité intérieure. La deuxième est intérieure et reçoit les calories et les injecte dans le circuit de chauffage central (éventuellement dans le circuit d'eau chaude).
Puisant les calories contenues dans l’air extérieur, la performance de la PAC air/eau est réduite en période hivernale. En effet, elle ne peut couvrir la totalité de vos besoins en eau chaude sanitaire et nécessite donc un système d’appoint.
La PAC air/eau s’adapte aux systèmes existants, surtout en remplacement d’une chaudière au fioul. Simple à installer, elle ne nécessite pas de travaux lourds si vous êtes équipé d’un chauffage central. Ce modèle de PAC est dit réversible c’est-à-dire qu’il assure non seulement le chauffage de votre logement mais aussi son rafraîchissement.
Le professionnel qui assure la pose de votre PAC air/eau doit être qualifié QualiPAC ou l’équivalent Qualibat.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel titulaire de l'appellation QualiPAC ou qualification professionnelle dans le domaine des pompes à chaleur aérothermiques.
  • COP supérieur ou égal à 3,4 (mesuré selon la norme EN 14511-2).

Comme son nom l'indique, la pompe à chaleur (PAC) eau/eau dite « aquathermique » puise des calories dans l'eau, généralement dans des nappes phréatiques logées dans un sous-sol proche. L'eau située dans ces nappes conserve une température minimale de 10°C tout au long de l’année, ce qui est suffisant pour le fonctionnement de la PAC.
Il est en conséquence possible de se chauffer tout au long de l'année avec une telle PAC, tandis que les modèles air/eau nécessitent souvent un appoint solide de chauffage.
Les calories captées sont ensuite diffusées dans l'habitation, au moyen d'un plancher chauffant ou bien d'un réseau de radiateurs basse température. De plus en plus de régions du nord-est de la France ont recours à ce type de dispositif économe en énergie et adapté à des températures négatives.
Malgré ses nombreux atouts, ce type de PAC fait partie des pompes les plus coûteuses du marché. L'installation d'une PAC eau/eau implique en effet un voire deux forages dans le sol (les démarches seront simplifiées si vous êtes propriétaire d'une source). De plus, la PAC aquathermique suscite les critiques de certains défenseurs de l’environnement qui pointent du doigt l’exploitation des nappes phréatiques. En effet, tout rejet de fluide frigorigène serait dramatique.
Le professionnel qui assure la pose de votre PAC eau/eau doit être qualifié QualiPAC ou l’équivalent Qualibat.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel titulaire de l'appellation QualiPAC ou qualification professionnelle dans le domaine des pompes à chaleur géothermiques.
  • COP supérieur ou égal à 3,4 (mesuré selon la norme EN 14511-2).

Ce type de chaudière est un système de chauffage central fonctionnant à l’énergie bois (granulés, pellets, bûches). Raccordé à des radiateurs, il est capable de chauffer l’ensemble d’une maison et peut éventuellement être raccordée à un ballon d’eau chaude sanitaire. Les chaudières à bois se caractérisent par leur mode de combustion et la manière dont l’air est admis dans le foyer qui est aussi appelé « tirage ». Ce dernier peut être naturel ou forcé à l’aide d’un ventilateur de type turbine, d’où l’appellation fréquente de « turbo ».
Deux types d’alimentation existent pour la chaudière biomasse qui peut être soit à chargement automatique (plaquettes ou granulés) ou manuel. Le rendement des chaudières automatiques dépasse souvent 90 %, performance équivalente à celle des chaudières à fioul ou à gaz modernes. Grâce à ces performances, ces chaudières produisent peu de cendres et émettent des fumées très propres. De plus, elles ont également l’avantage d’être simples à utiliser.

Les critères à respecter :

  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel.
  • La chaudière doit être de Classe 5 (NF EN 303.5) ou présenter le label Flamme Verte.

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